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  • Le digital, l’allié indispensable des jeunes parents

    Le digital, l’allié indispensable des jeunes parents

    De l’annonce d’une grossesse à l’organisation du premier anniversaire en passant par la recherche du moyen de garde idéal ou de la parfaite recette de petit pot, les jeunes parents sont nombreux à se tourner vers Internet pour vivre leur parentalité. Rien d’étonnant à cela quand on sait que nombre des pères et mères d’aujourd’hui ne sont autres que les millennials * d’hier. Nés entre 1980 et 2000, ils ont grandi avec l’apparition et le développement d’Internet. En bons « digital natives », les réseaux sociaux, blogs, sites de e-commerce et applications font partie intégrante de leur mode de vie. Pour preuve, 91,5 % des parents d’enfants de moins de 8 ans utilisent quotidiennement Internet. Jamais sans leur ordinateur portable, tablette ou smartphone, ils sont par ailleurs 52 % à se dire « accro » à leur téléphone portable(1).

    1 Puériculture : 7 parents sur 10 s’équipent sur Internet

    Et parmi les nouvelles habitudes de consommation liées à ces outils numériques, l’achat en ligne d’articles de puériculture arrive en tête. Ainsi, selon un récent baromètre (2), plus de 7 parents sur 10 (73 %) se seraient déjà équipés via Internet pour faire face à l’agrandissement de la famille. « Des achats le plus souvent réalisés sur des sites marchands généralistes (71 %) et des sites spécialisés pour bébé (72 %) », précise le baromètre. Dans le détail, 66 % des personnes interrogées choisissent l’achat en ligne pour les accessoires de petite puériculture tels que les biberons, thermomètres et babyphones par exemple, tandis que 55 % y recherchent plutôt de gros articles (poussettes, sièges-auto, baignoires, etc.).

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    2 Les courses en ligne : un gain de temps précieux

    Violaine est l’un de ces parents connectés. À 27 ans, cette coach sportive, maman d’un petit garçon de neuf mois, se connecte sur Internet plusieurs fois par jour. Et pour cause, elle y fait presque toutes ses courses.

    « Depuis que mon fils est né, toutes les deux semaines environ, j’achète mes produits de consommation courante en ligne, puis je passe les récupérer au drive (système de courses à emporter, ndlr) quelques heures plus tard. Une fois par mois, je me fais livrer des couches, du lait infantile et des petits pots sucrés, entre autres, par un célèbre site de e-commerce. Cette organisation est très pratique. Elle me permet de gagner du temps. Plutôt que de faire la queue dans un supermarché, je profite davantage de ma petite famille », explique la jeune femme.

    3 Internet : une source d’information rassurante

    Un point de vue partagé par Marion, même si cette journaliste de 32 ans, mère de 3 enfants, utilise le digital différemment. Lectrice compulsive de blogs famille et de sites spécialisés, comme 35 % des parents (1), elle y trouve régulièrement des petites astuces pour faciliter son quotidien ou des réponses à ses questions de maman.

    « Pendant ma première grossesse, je passais des heures sur les forums et sur les blogs pour savoir si ce que je ressentais était normal. Après la naissance de chacun de mes enfants, rien n’a changé. Quand l’un tombe malade, même après avoir consulté leur pédiatre, je cherche des informations sur leurs petits bobos sur Internet pour recueillir les expériences d’autres mamans et parfois, échanger avec elles », raconte-t-elle, précisant qu’elle ne remet jamais en cause un avis médical.

    Marion n’est pas la seule dans ce cas. En effet, si l’on en croit une récente étude sur la digitalisation de la vie familiale (1), près de la moitié des parents (46 %) se sentiraient mieux informés grâce aux sites spécialisés dans la parentalité.

    4 Les applications au secours des parents

    Les applications mobiles peuvent également être d’une grande aide dans la gestion du quotidien des jeunes parents. Si vous souhaitez offrir le meilleur dans l’assiette de vos enfants, pensez à télécharger l’application Yuka. Cette application gratuite, disponible sur Android et iOS, décrypte les produits alimentaires. Il suffit pour cela de scanner le code-barres directement au supermarché.

    Toujours sur le thème gastronomique, vous devriez trouver une application de recettes pour bébé en faisant le tour de votre Google Play ou App Store. Certaines applications vous facilitent la vie puisqu’il suffit de noter les produits alimentaires présents dans votre réfrigérateur et vos placards pour qu’elles vous proposent des idées de repas. Simple et efficace pour tester de nouvelles recettes en évitant le gaspillage.

    Enfin, pour les parents particulièrement soucieux de l’environnement immédiat des plus jeunes, certaines applications passent au crible les composants des crèmes et shampooing pour tout-petits afin de déceler la présence ou non de perturbateurs endocriniens.

    À savoir

    46 % des parents déclarent se sentir mieux informés grâce aux sites spécialisés dans la parentalité. Parmi eux, 35 % consultent des sites Internet ou des blogs consacrés aux enfants et à la parentalité et 31 % suivent des pages dédiées aux parents sur les réseaux sociaux. (1)

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    * Les millennials sont les personnes nées dans les années 1980 et le début des années 1990. Cette catégorie d’âge a comme point commun le fait d’avoir grandi à mesure que les nouvelles technologies se développaient. On les appelle ainsi les « digital natives ».

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    L’Essentiel de l’article

    • 91,5 % des parents d’enfants de moins de 8 ans utilisent quotidiennement Internet.
    • L’achat en ligne d’articles de puériculture ou de produits de consommation courante est particulièrement plébiscité par les jeunes parents.
    • Internet constitue une source d’information précieuse pour rassurer les jeunes parents.

    (1) Institut de sondage Gece pour faireparterie.fr, « La digitalisation de la vie familiale », 2018
    (2) Fédération française des industries du jouet, « Baromètre de l’évolution des achats des Millennials sur Internet », 2018
  • 3 conseils pour comprendre le véhicule autonome

    3 conseils pour comprendre le véhicule autonome

    1 Voiture autonome : quels avantages ?

    Le véhicule autonome dispose d’une intelligence artificielle. Il est composé de caméras et de capteurs qui lui permettent de comprendre l’environnement dans lequel il se trouve, s’y déplacer et même interagir avec les autres véhicules autonomes. Grâce à cette technologie, le véhicule autonome devrait à terme permettre d’améliorer la sécurité et de réduire le nombre d’accidents. Selon certaines études (1), le nombre d’accidents de la route pourrait baisser de 90 % avec la généralisation de la voiture totalement autonome. Cependant, sur les décennies à venir, la coexistence de véhicules à conduite déléguée avec des véhicules plus anciens pourrait faire émerger de nouveaux types d’accident.

    Les erreurs humaines sont aujourd’hui responsables de près de 93 % des accidents (2). Par ailleurs, un conducteur met environ une seconde à appuyer sur la pédale de frein en cas d’obstacle sur la route ; temps qui peut être allongé par la fatigue par exemple. En somme, une faille humaine… Sur ces aspects, les « réflexes » du véhicule autonome seront potentiellement bien meilleurs. Par contre, il faut bien réaliser que la décision de freiner en urgence découle de l’analyse instantanée de centaines de paramètres qui caractérisent la situation, de la compréhension des éléments constituant le danger et qu’il faut donc une puissance de calcul et de traitement phénoménale pour prendre une décision pertinente : ce n’est malheureusement pas encore le cas et il reste beaucoup de travail aux ingénieurs pour réussir à donner à une machine les qualités minima possédées par la plupart des conducteurs humains. Il y aura donc une période de transition qui pourrait durer 30 à 40 ans, avant que le véhicule autonome n’offre toutes ses promesses. Le chemin pour parvenir aux bénéfices attendus de la part du véhicule robot sera donc très long et très incertain…

    En réalité, le véhicule autonome n’est que la suite d’un mouvement entamé depuis les années 1970 et destiné à diminuer le nombre d’accidents : ceinture de sécurité, airbag, ABS, ESP, régulateur de vitesse, aide au parking…

    Grâce aux datas, les véhicules autonomes détermineront la vitesse idéale de déplacement : cela permettra d’éviter les congestions de circulation. En effet, les véhicules communiqueront entre eux sous forme de notifications et s’autoréguleront, en vitesse et parcours, pour éviter les bouchons. La voiture de demain pourra également interagir avec son environnement, par exemple avec la route ou les panneaux de signalisation qui seront soit eux aussi connectés, soit reconnus par le véhicule. Les infrastructures seront elles aussi équipées de capteurs et autres dispositifs de détection. Infrastructures routières intelligentes et véhicules autonomes s’échangeront donc des données de façon automatique via la 5G. Ainsi, en cas d’accident, de chaussée bloquée, mais aussi de conditions météorologiques particulières (gel, pluie, etc.), la route enverra des informations vers les véhicules pour qu’ils adaptent leur comportement. Avec ce système, fini les écarts de vitesse entre chaque véhicule, c’est le trafic tout entier qui avancera au même rythme. Les distances de sécurité seront bien respectées et le Code de la route sera appliqué à la lettre.

    Mais au-delà des avantages pour votre sécurité, cela devrait apporter un bénéfice certain pour l’environnement avec la diminution des embouteillages. Les embouteillages sont aujourd’hui le fruit d’accidents, de travaux, de rétrécissements de la chaussée, mais surtout d’une saturation du trafic. La route intelligente et les voitures autonomes devraient permettre de fluidifier le trafic, de réduire les embouteillages et d’avoir un impact positif sur la pollution dans les grandes villes.

    Mais l’impact écologique devrait être principalement lié au fait que ces nouveaux véhicules seront probablement propres, c’est-à-dire roulant à l’électricité ou à l’hydrogène. Cette transition écologique dans le secteur automobile est d’ailleurs engagée puisque le gouvernement français a annoncé la fin de la vente de voitures à moteur thermique d’ici 2040.

    Si le véhicule de demain est autonome, cela signifie que vous n’aurez plus besoin de le conduire ! Le temps de trajet deviendra un temps dont vous pourrez disposer librement. Vous pourrez par exemple utiliser ce temps pour travailler ou pour vos loisirs : lecture, visionnage de films ou de séries, communication avec vos proches, réunion à distance, etc. À condition de garder votre ceinture de sécurité bien sûr !

    3 000

    C’est le nombre de véhicules autonomes nécessaires pour remplacer 14 000 taxis new-yorkais selon des chercheurs du MIT.*

    2 Partager pour rouler moins cher

    Pourvu de nombreux équipements extrêmement sophistiqués, le véhicule autonome devrait être très cher : probablement 50 % à 100 % plus cher qu’un véhicule classique. Un prix excessif pour de nombreux foyers même en comparaison des bénéfices qu’il apportera. Afin qu’il devienne une solution d’avenir, le véhicule autonome – et donc son coût – sera sans doute partagé entre différents utilisateurs.

    Partager sa voiture ou louer celle de son voisin est déjà devenu très courant. En effet, dès à présent, 62 % des Français disent oui au covoiturage (3), des voitures en libre-service ou en autopartage sont disponibles dans la plupart des villes et la location de véhicules entre particuliers s’est démocratisée (3 % des locations en 2015 (4)). Le véhicule autonome pourra donc s’inscrire dans la lignée de ces nouveaux usages, économiques et conviviaux, qui séduisent de plus en plus de Français.

    On peut notamment imaginer un système de location entre particuliers ou des systèmes gérés par des entreprises ou collectivités locales qui disposeraient de parcs automobiles entiers. Les véhicules autonomes seraient mis à la disposition des usagers qui n’auraient qu’à réserver leur véhicule au travers d’une application mobile ou d’une plateforme numérique dédiée. Un système de voiture à la demande qui devrait optimiser le partage de ce véhicule coûteux.

    Les sociétés de VTC sont d’ailleurs en force sur le sujet. D’ici 2030, il pourrait y avoir jusqu’à un tiers des kilomètres faits, dans le monde, au travers de véhicules autonomes à la demande (2). Mais ce sont aussi les transports en commun et notamment les bus qui seront autonomes. En 2017, les premières navettes autonomes entraient dans la circulation : la RATP a expérimenté de nouveaux véhicules à Vincennes et Transdev a mis en circulation deux minibus autonomes sur le parc d’activités de Rungis dans le Val-de-Marne.

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    3 Les freins au développement du véhicule autonome

    Aujourd’hui, le véhicule autonome n’est pas tout à fait prêt ! Technologiquement, plusieurs accidents lors de tests prouvent que l’intelligence artificielle est encore à développer pour faire face à des situations imprévues.

    Au-delà du véhicule en lui-même, c’est bien la route qui doit évoluer, ainsi que sa réglementation. Le Code de la route va devoir s’adapter à l’arrivée de ces nouveaux véhicules. Ainsi, pour chacun des acteurs de cet écosystème – constructeurs, financiers, prestataires de services, collectivités locales, mais aussi réseaux de transport et assureurs – cela implique des évolutions importantes de leur métier. Par exemple, à l’heure de la généralisation de la donnée automobile et de la connexion des véhicules, les constructeurs ne devront plus simplement être des fabricants, mais aussi des experts du service et de l’utilisation des données. De leur côté, les assureurs devront tenir compte de l’évolution probable du risque individuel (un conducteur, un véhicule, un usage), à un risque sériel : l’assurance de flottes de véhicules utilisés par des consommateurs multiples.

    Autre point bloquant : la cohabitation entre véhicules autonomes et véhicules traditionnels. Car malgré tous ces radars, caméras et capteurs, il est difficile pour le véhicule autonome de se mouvoir dans un environnement composé d’innombrables carrefours, de routes parfois non marquées au sol, de camions de livraison arrêtés sur la voie, de voitures qui déboîtent sans clignotant, de scooters qui se faufilent, etc. Pour l’heure, les tests qui ont un lieu dans le trafic routier montrent que le véhicule autonome hésite face aux comportements humains. Il peut par exemple rester bloqué indéfiniment à l’intersection d’un carrefour sans signalisation ou rouler par à-coups. Le véhicule autonome ne peut pas se baser sur tout ce qui relève de la gestuelle ou même des jeux de regards entre conducteurs. Pour fonctionner de façon optimale, le véhicule autonome doit par conséquent être généralisé. Il a besoin d’évoluer dans un environnement formaté. Les experts estiment que d’ici cinq à dix ans, certaines zones données, comme une partie de Paris intra muros, pourront passer au tout-autonome (5). Mais à une condition qui pourrait poser pas mal de polémiques : exclure tous les véhicules non autonomes de cet espace…

    Le frein le plus important pour le développement du véhicule autonome reste cependant le frein psychologique. La confiance envers ce véhicule doit s’imposer, sans cela, le développement technologique ne suffira pas à contribuer à son émergence.

    Actuellement, plus de 3 500 personnes meurent chaque année sur les routes françaises (3 684 en 2017 (6)). Un chiffre glaçant, mais qui est considéré comme en partie incompressible, car il est le résultat d’erreurs humaines. Les individus accepteront-ils un plus petit nombre d’accidents, mais causés ou non évités par des machines ?

    Pour l’heure, près de 24 % des Français se disent prêts à rouler en voiture autonome. Ils sont un peu plus (25 %) à s’y opposer fermement (7).

    K-City : une ville fantôme pour tester le véhicule autonome

    Cette ville de 35 hectares a été inaugurée en octobre 2017 en Corée du Sud, dans le seul but d’effectuer des tests grandeur nature pour les véhicules autonomes.

    4 Le véhicule autonome au service des plus fragiles

    Certains publics se montreront sans doute plus enclins à monter à bord du véhicule autonome. D’une part, les férus de technologies, et d’autre part… les seniors : eh oui ! Car avec l’âge, nombre de personnes perdent leur capacité de conduire. Les nouvelles technologies pourront probablement permettre aux personnes âgées de maintenir leur liberté de mouvement.

    De même, les publics fragiles, comme les personnes en situation de handicap pourront peut-être demain bénéficier des avantages du véhicule autonome. Ils retrouveront ainsi une liberté de mouvement et gagneront en autonomie : ils ne seront plus dépendants de personnes tierces et ne seront plus obligés d’emprunter les transports en commun. Ils pourront se déplacer seuls, sur de courtes et longues distances.

    Autres bénéficiaires potentiels : les jeunes. En 2016, un quart des 18-35 ans (33 %) ont renoncé à un emploi ou une formation en raison de difficultés de déplacement (8). Les 18-24 ans sont d’ailleurs de moins en moins nombreux à passer leur permis de conduire selon un sondage d’Opinion Way (9) : 60 % d’entre eux étaient, en 2017, titulaires du permis B, soit 5 points de moins qu’en 2013… Cette baisse s’explique par des raisons financières pour 48 % d’entre eux, le permis coûtant en moyenne entre 1 000 et 1 200 euros. Si le véhicule autonome est partagé entre différents utilisateurs, il deviendra dès lors plus abordable au quotidien qu’un véhicule traditionnel. Le véhicule autonome représenterait alors une solution de retour à l’emploi pour ce public jeune.

    Enfin, et de manière plus large, le véhicule autonome représente une opportunité extraordinaire pour les populations souffrant d’une exclusion territoriale, notamment les habitants n’ayant pas le permis et vivant dans des zones mal desservies par les réseaux de transports en commun, notamment les zones rurales et périurbaines. Des navettes autonomes pourraient, par exemple, desservir ces zones aujourd’hui délaissées. Beaucoup de collectivités locales, communautés de commune, régions, villes, acteurs du développement local ou coopératives sont très motivés et intéressés par l’opportunité de désenclavement géographique lié au véhicule autonome.

    Les publics fragiles ou à l’autonomie réduite sont donc ceux qui ont le plus à gagner avec le développement de la voiture autonome. Le véhicule autonome dépassera donc sa fonction première de transport pour devenir un vecteur social d’intégration à la société.

    Bon à savoir

    Dès 1940, l’architecte américain Norman Bel Geddes, imagine en avance l’arrivée du véhicule autonome, les nouvelles infrastructures urbaines et les avantages de ceux-ci dans son livre Magic Motorways :

    Les voitures de 1960 et les autoroutes sur lesquelles elles rouleront auront en elles les dispositifs qui corrigeront les défaillances de l’être humain en tant que conducteur. Ils empêcheront le conducteur de commettre des erreurs. Ils l’aideront à traverser les intersections sans ralentir ni ralentir les autres véhicules et sans mettre en danger sa vie ou celle des autres.

    L’Essentiel de l’article

    • Sécurité, confort et décongestion des villes : les avantages du véhicule autonome.
    • Une voiture très chère qui nécessite d’être partagée.
    • Technologie, réglementation et confiance : les freins au développement du véhicule autonome.
    • Le véhicule autonome : une véritable opportunité pour les seniors, les handicapés et les jeunes !

    (1) Boston Consulting Group en collaboration avec le Forum économique mondial.
    (2) Guy Beauché, Véronique Préault, « Voiture : êtes-vous prêt à lâcher le volant », 2018.
    (3) Laboratoire de la société numérique, « 62 % des Français ont déjà fait du covoiturage : 25 % d’entre eux utilisent une plate-forme de covoiturage », 2017.
    (4) Insee, « Pelleteuses, voitures, smartphones… : louer plutôt qu’acheter ? », 2015.
    (5) Le Monde, « La ville à l’épreuve de la voiture autonome », 2017.
    (6) Sécurité routière, « Bilan de l’accidentalité de l’année 2017 », 2018.
    (7) Ipsos, « Quel regard les consommateurs portent-ils sur la voiture autonome ? », 2018.
    (8) Injep, « Les difficultés de transport : un frein à l’emploi pour un quart des jeunes », 2017.
    (9) Sondage Opinion Way pour Point S, « Les jeunes et le permis de conduire auto », 2017.
    * MIT Computer Science & Artificial Intelligence Lab
  • 4 choses à savoir sur les nanoparticules

    4 choses à savoir sur les nanoparticules

    1 Des nanoparticules, qu’est-ce que c’est ?

    Invisibles à l’œil nu, les nanoparticules sont pourtant très présentes dans notre environnement. Ces particules de matière infiniment petites sont 50 000 fois plus petites qu’un cheveu (1), et tirent d’ailleurs leur nom de cette taille microscopique. En effet, elles ne mesurent qu’entre 1 et 100 nanomètres, sachant qu’un nanomètre équivaut à un millionième de millimètre.

    Selon l’Association de veille et d’information civique sur les enjeux des nanotechnologies et des sciences (Avicenn) (2), il existerait trois types de nanoparticules, dont les nanoparticules incidentelles. Ces dernières sont produites « involontairement » et seraient notamment présentes « dans les fumées industrielles ou celles émanant des moteurs diesel et autres particules dites ultrafines, des grille-pain ou des fours ». Les nanoparticules naturelles, quant à elles, se « trouvent dans les poussières d’érosion ou d’éruption volcanique, ou encore dans les embruns marins ». Enfin, les nanoparticules manufacturées désignent « les matériaux composés ou constitués d’objets intentionnellement fabriqués par l’homme à l’échelle nanométrique » pour offrir de nouvelles propriétés à certains matériaux, aliments ou produits cosmétiques, entre autres.

    Le saviez-vous ?

    Une nanoparticule est 50 000 fois plus petite qu’un cheveu.*

    2 Où trouve-ton-on les nanoparticules ?

    Plébiscités par le secteur industriel depuis la fin des années 1990 (3), les nanomatériaux (comme les additifs alimentaires) sont aujourd’hui présents dans de très nombreux produits de la vie courante. Et pour cause, ils permettent de fabriquer des produits dotés de propriétés nouvelles ou d’en améliorer les caractéristiques.
     
    Le dioxyde de silicium (ou E551), par exemple, est un antiagglomérant qui permet d’éviter qu’une poudre forme des paquets. Il est utilisé dans le chocolat en poudre, les soupes instantanées, les assaisonnements prêts à l’emploi, etc. Le dioxyde de titane (E171) et l’oxyde de zinc permettent, eux, de rendre une crème solaire transparente plutôt que blanche. On retrouve donc couramment ces nanomatériaux dans les produits cosmétiques et/ou pharmaceutiques. S’agissant du nano argent, ce sont ses propriétés antibactériennes et antiodeur qui sont exploitées dans les textiles, les pansements ou encore les sprays désinfectants.

    Malgré les multiples bénéfices que voit en eux le secteur industriel, les nanomatériaux font l’objet de méfiance en raison de leurs effets délétères soupçonnés sur la santé.

    3 Quels sont les risques liés aux nanoparticules ?

    Si leur taille infime est une aubaine pour l’industrie, elle l’est moins pour le corps humain. En effet, cette spécificité permet aux nanoparticules de pénétrer plus facilement dans l’organisme par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée. Elles franchissent ainsi plus aisément les barrières physiologiques.

    Ainsi, en 2017, l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) (4) relevait une relation de cause à effet entre l’exposition au dioxyde de titane et l’affaiblissement du système immunitaire. D’ailleurs, le Centre international de recherche sur le cancer considère cette nanoparticule comme étant cancérogène quand elle est inhalée.

    Problème, faute de traçabilité et d’étiquetage, il est actuellement très difficile de connaître notre niveau d’exposition à ces nanoparticules. Ainsi, en août 2017, le magazine 60 Millions de consommateurs (5) révélait la présence de dioxyde de titane dans divers desserts glacés, confiseries et autres gâteaux destinés aux enfants. Mais aucun de ces produits ne mentionnait la présence de nanoparticules dans sa composition, alors que la mention « nano » aurait dû figurer sur les étiquettes.

    4 Peut-on éviter les nanoparticules ?

    Depuis 2013, les étiquettes des produits cosmétiques et alimentaires contenant des nanoparticules doivent faire apparaître la mention « nano » entre crochets et avant la dénomination de l’ingrédient. Une obligation qui n’est pourtant que très rarement respectée. L’une des alternatives consiste donc à consulter les inventaires de produits disponibles sur Internet. À noter qu’ils sont plus ou moins fiables puisque réalisés selon les déclarations des fabricants. Autre solution, retenir les dénominations des nanoparticules les plus couramment utilisées (dioxyde de titane ou E171 et dioxyde de silicium ou E551) et s’assurer de leur absence avant de mettre un produit dans son panier.

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe trois types de nanoparticules : les incidentelles (c’est-à-dire qu’elles sont créées de manière fortuite), les naturelles et les manufacturées.
    • Elles sont présentes dans de très nombreux produits de consommation courante, des cosmétiques aux confiseries.
    • Faute de traçabilité et d’étiquetage, il est pour l’heure très difficile de les éviter.

    (1) France Info, « L’article à lire sur les nanoparticules, ces additifs cachés dans les produits du quotidien », 2017.
    (2) Avicenn, le site de l’association citoyenne sur les nanos.
    (3) Santé Magazine, « Nanoparticules : quels risques pour notre santé ? »
    (4) Inra, « E171 : un danger identifié chez le rat, un risque à évaluer chez l’homme », 2017.
    (5) 60 Millions de consommateurs, « Des nanoparticules cachées dans nos assiettes », 2018.
    * France Info, « L’article à lire sur les nanoparticules, ces additifs cachés dans les produits du quotidien », 2017.
  • 5 choses à savoir sur les perturbateurs endocriniens

    5 choses à savoir sur les perturbateurs endocriniens

    Perturbateur endocrinien : ce terme dissimule l’un des principaux enjeux sanitaires de ces prochaines années. Et pour cause, omniprésentes dans les produits de consommation courante et dans notre environnement d’une manière générale, ces substances sont pointées du doigt en raison de leur nocivité soupçonnée.

    1 Un perturbateur endocrinien, qu’est-ce que c’est ?

    L’organisation mondiale de la santé (OMS) définit un perturbateur endocrinien comme étant « une substance exogène ou un mélange qui altère la/les fonction(s) du système endocrinien et, par voie de conséquence, cause un effet délétère sur la santé d’un individu, sa descendance ou des sous-populations ». Plus simplement, un perturbateur endocrinien est un agent chimique pouvant altérer le système endocrinien.

    2 Comment agissent les perturbateurs endocriniens ?

    Canal de communication entre différents organes, le système endocrinien regroupe les organes qui sécrètent les hormones visant à réguler la croissance, le développement sexuel et cérébral, la satiété et le fonctionnement du métabolisme d’un individu, notamment. Mais, en se fixant sur le récepteur hormonal d’un organe, le perturbateur endocrinien provoque un stimulus et modifie le mécanisme normal du corps humain.

    Les perturbateurs endocriniens « peuvent également bloquer l’action des hormones en se fixant en grand nombre sur les récepteurs que ces dernières doivent utiliser », alerte d’ailleurs l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Et de préciser : « Ces molécules se caractérisent donc par un effet toxique indirect, via les modifications physiologiques qu’elles engendrent. »

    Le saviez-vous ?

    Le coût sanitaire de l’exposition aux perturbateurs endocriniens serait estimé à 157 milliards d’euros annuels en Europe et 340 milliards de dollars annuels aux États-Unis.*

    3 Quels sont les effets des perturbateurs endocriniens sur la santé ?

    Sans surprise, le dérèglement du fonctionnement des hormones dans l’organisme n’est pas sans conséquence. Diverses pathologies pourraient ainsi être liées à une exposition plus ou moins importante aux perturbateurs endocriniens.

    Baisse de la qualité du sperme et de la testostérone et malformations congénitales de l’appareil urogénital chez l’homme, endométriose et/ou puberté précoce chez la femme, mais aussi cancers du sein, de l’utérus et des ovaires, des testicules et de la prostate : telles sont les principales incidences relevées par l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles).

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    Très peu d’études permettent d’établir un lien causal clair entre l’exposition à des perturbateurs endocriniens et la survenue de pathologie chez l’homme.

    INRS

    À noter que les individus seraient plus vulnérables à l’exposition à ces substances chimiques pendant certaines périodes clés du développement du métabolisme, comme la puberté ou la grossesse, entre autres.

    4 Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?

    Il existe presque autant de types de perturbateurs endocriniens que de sources de contamination. « Ces composés peuvent être présents dans les produits manufacturés ou des aliments d’origine végétale ou animale. Ils sont pour la plupart issus de l’industrie agrochimique (pesticides, plastiques, pharmacie…) et de leurs rejets », indique l’Inserm. Ils seraient ainsi présents dans l’air à travers les polluants, dans les fruits et légumes par le biais des résidus de pesticides, mais aussi dans les emballages alimentaires plastifiés ou en conserve (bisphénol A), les traitements contraceptifs, les produits cosmétiques (parabène, phtalates), les textiles antitaches ou imperméabilisés, etc.

    5 Comment s’en préserver ?

    Bien qu’il semble impossible de les éliminer complètement de son environnement, quelques gestes peuvent permettre de se préserver des perturbateurs endocriniens. Il est ainsi recommandé de :

    • vérifier les étiquettes de ses produits d’hygiène et de beauté et de privilégier ceux ne contenant ni parabène, ni phtalate ;
    • privilégier les produits naturels pour faire son ménage et bannir les produits chimiques ;
    • éviter le linge de maison et les vêtements en matière synthétique ;
    • supprimer le plastique de sa cuisine, qu’il s’agisse des ustensiles, d’emballages alimentaires, de boîte de conservation ou de récipient ;
    • éviter les boîtes de conserve.
    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Un perturbateur endocrinien est une substance chimique qui dérègle le fonctionnement des hormones dans l’organisme.
    • Les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés de favoriser l’apparition de tumeurs.
    • Ils seraient également responsables de pathologies liées à la stérilité.

    Inserm, « Perturbateurs endocriniens, un enjeu d’envergure de la recherche ».
    INRS, « Perturbateurs endocriniens : décryptage », 2018.
    * Le Monde, « Les perturbateurs endocriniens, qu’est-ce que c’est ? », 2018.
  • Comment éliminer des punaises de lit ?

    Comment éliminer des punaises de lit ?

    Aussi envahissante que résistante, la punaise de lit fait partie de ces insectes dont il est difficile de se débarrasser. Problème, depuis quelques années, ce nuisible que l’on pensait avoir complètement disparu des pays développés fait un retour remarqué. Pour preuve, à l’automne 2018, le cinéma parisien MK2 Quai de Loire (1), l’internat du lycée de l’Elorn à Landerneau (Finistère) (2), le quartier Croix-Rouge de Reims (3) et l’école maternelle de la Cabucelle à Marseille (4) ont fait l’amère expérience d’une invasion de punaises de lit. Une multiplication des cas qui serait étroitement liée à nos modes de vie. Ainsi, la démocratisation des séjours à l’international, la concentration des habitations en milieux urbains, mais aussi leur résistance aux insecticides, sont autant de causes qui favoriseraient leur propagation.

    1 Qu’est-ce qu’une punaise de lit ?

    « L’un des plus anciens parasites de l’Homme » : c’est ainsi que le ministère des Solidarités et de la Santé définit la punaise de lit. Pas plus gros qu’un pépin de pomme, le Cimex lectularius de son vrai nom est un insecte brun, rampant et hématophage (c’est-à-dire qu’il se nourrit du sang d’animaux vivants). Si sa taille le rend visible à l’œil nu, il n’en est pas plus facile à repérer pour autant. Et pour cause, craignant la lumière, il affectionne les endroits obscurs (fissures d’un mur, fentes d’un parquet ou recoins d’un canapé) et ne se déplace qu’à la nuit tombée.

    Autre caractéristique notable : la punaise de lit est très féconde. Chaque femelle peut ainsi pondre au cours de sa vie entre 200 et 500 œufs, d’où sa vitesse de prolifération. (5)

    La femelle ne pond pas en dessous de 10 °C. Les pays chauds et tempérés seraient donc plus exposés à une propagation que les autres.

    Lucile Vidal, responsable pédagogique de la cité des insectes Micropolis, en se basant sur les données de l’Office pour les insectes et leur environnement (OPIE).

    2 Comment se déplacent les punaises de lit ?

    Cet insecte se déplace surtout de manière passive, au gré des allées et venues de ses hôtes du moment. Il migre d’un lieu à l’autre par l’intermédiaire des vêtements et bagages lors de séjours à l’étranger, mais peut également s’installer à l’intérieur de meubles d’occasion. Il se déplace d’autant plus facilement qu’il est capable de survivre plusieurs mois sans se nourrir.

    3 Comment éviter les punaises de lit ?

    Vous pensiez que la présence de punaises de lit était synonyme d’insalubrité ? Détrompez-vous. Comme le rappelle le ministère des Solidarités et de la Santé, « la propreté d’une habitation n’est pas un facteur évitant une première infestation ». Peu regardante, la punaise de lit peut aussi bien s’installer dans une maison individuelle qu’un hôtel 5 étoiles, un centre hospitalier, une maison de retraite ou une cité universitaire…

    Et s’il n’existe pas, à ce jour, de « solution non chimique efficace permettant d’éviter une invasion, on peut en limiter les risques en inspectant minutieusement la literie de ses lieux de vacances », prévient Lucile Vidal. De même, de retour de l’étranger, mieux vaut éviter de poser sa valise sur son lit ou son canapé. Et si vous êtes adeptes de seconde main (vêtements, mobilier, matelas, etc.), pensez à examiner vos achats avant de les installer chez vous.

    Bon à savoir

    La loi Elan a ajouté une nouvelle condition à la location de logement. Désormais, ce dernier doit être « exempt de toute infestation d’espèce nuisible et parasites ». Objectif : lutter contre la prolifération de cafards, punaises de lit et autres parasites.*

    4 Comment savoir si l’on est infesté par des punaises de lit ?

    « Vous vous réveillez un matin avec des boursoufflures rouges assez regroupées sur le corps ? Il y a de fortes chances que des punaises de lit aient élu domicile chez vous », explique Anaïs en se basant sur sa propre expérience.

    Après un séjour en Équateur, cette jeune étudiante de 23 ans a eu la désagréable surprise de constater qu’elle n’était pas rentrée seule de ses vacances. La présence de petites taches de sang sur ses draps lui a mis la puce à l’oreille. Elles peuvent en effet être causées par les insectes que vous écrasez pendant votre sommeil. Enfin, si vous remarquez, du jour au lendemain, des petites traces noires sur vos draps, matelas ou sommier, il pourrait bien s’agir de leurs déjections…

    5 Quelles sont les conséquences des piqûres de punaises de lit ?

    Indolore, la piqûre de punaise de lit est semblable à celle d’un moustique, mais ne présente aucun risque de transmission de maladie. En revanche, des rougeurs et des démangeaisons apparaissent généralement quelques heures plus tard.

    Les piqûres de punaises de lit disparaissent naturellement sous dix jours et ne nécessitent pas de soins particuliers.

    Ministère des Solidarités et de la Santé

    Attention toutefois, la réaction cutanée dépend de la sensibilité de chacun. Sans conséquence pour 10 % des individus, les piqûres peuvent déclencher une réaction allergique plus ou moins importante, voire des malaises chez d’autres. En cas de démangeaisons gênantes ou d’effets secondaires persistants, consultez donc sans tarder votre médecin traitant ou votre dermatologue. Il vous prescrira un traitement adéquat.

    6 Comment se débarrasser des punaises de lit ?

    « Si vous constatez la présence des punaises chez vous, il est malheureusement certainement trop tard pour éviter une infestation », regrette Lucile Vidal.

    Il faut donc agir d’autant plus rapidement pour arrêter la propagation.

    « N’ayez pas honte. Prévenez vos voisins et votre bailleur afin qu’ils prennent les mesures adéquates. Ensuite, passez minutieusement l’aspirateur aussi bien sur le sol que sur les matelas, sommier, canapé et fauteuil de votre appartement, en ne négligeant aucun recoin. Parallèlement, lavez à 60 °C au minimum tous les vêtements, linges de lit, revêtements en tissu, susceptibles d’avoir été contaminés ou congelez-les pendant 48 heures », conseille Anaïs qui a elle-même dû prendre ces mesures qui lui avaient été préconisées par des professionnels de la désinsectisation.

    Quant au ministère des Solidarités et de la Santé, il recommande de procéder à un nettoyage vapeur à 120 °C qui « détruit tous les stades de punaises de lit au niveau des recoins ou des tissus d’ameublement ». Il existe pour cela des nettoyeurs vapeur dédiés à l’élimination des punaises de lit.

    Enfin, en cas de grosse invasion, débarrassez-vous des matelas, canapés, fauteuils et meubles infestés en les déposant à la déchetterie, puis contactez une entreprise spécialisée dans la lutte antiparasitaire.

    « Ces professionnels adopteront des méthodes de lutte qui allient des techniques et produits efficaces », assure le ministère.

    Ils procéderont au démontage et au traitement du mobilier, mais aussi au nettoyage de vos textiles afin d’éradiquer le nuisible. Ces professionnels du nettoyage appliqueront également un insecticide chimique très puissant et rémanent en divers points infestés et/ou stratégiques du logement (plinthes, pieds et tête de lit, tapisserie décollée, fissures, etc.).

    L’Essentiel de l’article

    • Extrêmement envahissante, la punaise de lit migre au gré des déplacements de son hôte du moment.
    • Elle est hématophage (c’est-à-dire qu’elle se nourrit du sang d’autres animaux vivants) et vit principalement la nuit.
    • Sans conséquence chez 10 % des individus, ses piqûres peuvent déclencher des réactions cutanées, des réactions allergiques, voire des malaises chez d’autres.

    (1) BFM TV, « Paris : des punaises de lit au cinéma MK2 Quai de Loire », 2018.
    (2) Ouest-France, « Landerneau. L’internat de l’Elorn fermé à cause de punaises de lit », 2018.
    (3) L’Union, « Les punaises de lit envahissent des logements du quartier Croix-Rouge à Reims », 2018.
    (4) France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, « Marseille : l’école de la Cabucelle envahie par les punaises de lit », 2018.
    (5) CNEV, « Les punaises de lit ».
    Ministère des Solidarités et de la Santé, « Punaises de lit », 2012.
    * Légifrance, loi ELAN, 2018.
  • Comment se débarrasser des acariens ?

    Comment se débarrasser des acariens ?

    1 Les acariens, ces allergènes microscopiques

    La moindre particule de poussière provoque chez vous des éternuements à répétition ? Vos yeux pleurent dès lors que vous secouez un plaid ? Vous êtes peut-être allergique aux acariens. Ces animaux microscopiques de la classe des arthropodes se plaisent tout particulièrement dans les environnements chauds et douillets que sont les tapis, les fauteuils, les coussins ou encore la literie. Et si leur présence, tout au long de l’année, n’a aucune incidence sur le quotidien de la majorité des individus, elle constitue une véritable gêne pour d’autres. En première ligne, les personnes allergiques.

    Ainsi, selon une enquête réalisée à l’automne 2017 (2) :

    « Les symptômes les plus handicapants (de cette allergie) sont liés aux affections nasales. Les éternuements (71 % des adultes fortement ou moyennement handicapés) et les écoulements nasaux (65 %) arrivent en tête des désagréments les plus cités, suivis par les démangeaisons (61 %) et les yeux gonflés ou rouges (51 %) ».

    Mais outre ces symptômes, que beaucoup confondent d’ailleurs avec ceux d’un banal rhume (démangeaisons mises à part), les acariens peuvent également entraîner l’apparition de maladies respiratoires sévères, parmi lesquelles la rhinoconjonctivite, l’asthme ainsi que de l’eczéma.

    À noter que le pouvoir allergisant des acariens est dû à certaines protéines présentes dans leurs déjections d’une part et aux poussières que produisent leurs cadavres, d’autre part. Bref, loin d’être anodine, la présence de ces indésirables, si elle ne peut être éliminée totalement, doit donc être limitée au maximum.

    Le saviez-vous ?

    Alors que leur espérance de vie n’est que de 2 à 3 mois, les acariens se reproduisent pourtant très rapidement. Ainsi, une femelle peut pondre entre 20 et 80 œufs tout au long de sa vie. (1)

    2 Comment se débarrasser des acariens : traquer la poussière

    Sachant qu’un gramme de poussière peut contenir jusqu’à 2 000 acariens (1), il est nécessaire de faire régulièrement le ménage chez soi afin de les déloger. Épousseter ses meubles et étagères avec un chiffon légèrement humide ou en microfibres, passer l’aspirateur au moins une fois par semaine et éviter l’accumulation de bibelots font partie des premières mesures à adopter pour se débarrasser des acariens.

    Par ailleurs, plutôt que des tapis à poils longs, choisissez des sols facilement lavables. Les acariens se nourrissent principalement des miettes de nos aliments, de moisissures et de squames cutanées, c’est-à-dire de petites peaux mortes ; les tapis et moquettes constituent donc un habitat idéal pour eux.

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    3 Contre les acariens : aérer son logement

    Déjà présents par millions tout au long de l’année dans notre environnement, les acariens prolifèrent davantage pendant les mois de mars/avril et octobre/novembre. En cause : l’humidité ambiante, l’utilisation du chauffage et notre tendance à aérer moins régulièrement nos intérieurs pour se préserver du froid. Autant de facteurs qui créent des conditions de reproduction favorables puisque les acariens apprécient particulièrement les atmosphères chaudes et humides. Il est donc très important d’ouvrir quotidiennement les fenêtres de son logement, matin et soir de préférence, pendant quinze minutes au minimum. Ce petit geste doit devenir une habitude en toute saison afin de favoriser la circulation de l’air et d’éviter l’humidité. Par ailleurs, il est recommandé de limiter la température intérieure à 20 °C.

    Des astuces naturelles peuvent vous aider à combattre ces petits indésirables. Parmi celles-ci, une solution composée d’eau (1,5 litre), additionnée de deux jus de citron et de deux cuillères à café d’huile essentielle d’eucalyptus, de lavande ou de menthe. Vaporisez cette solution partout dans votre logement et laissez sécher. À éviter si vous ou vos enfants êtes allergiques aux huiles essentielles, bien sûr. Par ailleurs, le bicarbonate de soude aurait également le pouvoir de repousser les acariens. À saupoudrer sur votre literie et/ou vos tapis, durant deux heures, avant de passer l’aspirateur. Pensez à éloigner les enfants et les animaux quand vous effectuez cette opération pour laisser le produit agir tranquillement.

    Bon à savoir

    Outre les températures dépassant 55 °C, les acariens n’apprécient guère celles inférieures à 0 °C. N’hésitez donc pas à placer les textiles (ou les peluches) qui ne passent pas en machine au congélateur pendant quelques heures.

    4 Laver très régulièrement son linge de maison

    Plaids, couettes, draps, oreillers, coussins, peluches… Ces textiles constituent, eux aussi, un habitat de choix pour les acariens. Et pour cause, ils y trouvent l’un de leur repas de prédilection : les squames cutanées. Heureusement, ces indésirables ne résistent pas à une température excédant 55 °C. Un passage en machine à 60 °C tous les quatre mois (ce qui correspond au cycle de reproduction des acariens) aura donc vite fait de les éliminer.

    S’agissant des draps, l’idéal est de renouveler l’opération une fois par semaine, non seulement pour se débarrasser des acariens, mais aussi pour une question d’hygiène. Et si vos finances vous le permettent, investir dans des housses de matelas et d’oreiller antiacariens peut être une bonne solution préventive. Quant au canapé du salon, préférez-le en cuir. Et s’il est en tissu, mieux vaut opter pour un modèle dont on peut enlever la housse et la laver tous les trimestres.

    Si vous faites partie des adeptes de la moquette, passez l’aspirateur aussi régulièrement que possible. Vous pouvez aussi opter pour une solution plus radicale : vous en débarrasser et opter pour du carrelage ou du parquet.

    3 choses à savoir sur la désensibilisation

    • 1

      La désensibilisation (ou immunothérapie) est une méthode thérapeutique destinée à diminuer la sensibilité allergique d’un sujet. Elle consiste en l’administration régulière au patient d’un ou plusieurs allergènes auxquels il est sensibilisé. Objectif : apprendre à son système immunitaire à le tolérer. Ce traitement, qui s’inscrit dans la durée, est prescrit et suivi par un médecin allergologue. Son efficacité est évaluée au bout de six mois à un an.

    • 2

      La désensibilisation par voie sublinguale : le traitement s’effectue chez le patient, selon les recommandations du spécialiste. Ici, il s’agit de déposer, à intervalles réguliers, des doses d’allergènes sous la langue. L’efficacité de cette technique dépend du taux d’allergène administré.

    • 3

      La désensibilisation par voie sous-cutanée : elle consiste en des injections d’extraits d’allergènes effectuées par l’allergologue lui-même. Aussi appelée « immunothérapie spécifique sous-cutanée » (SCIT), elle constitue le seul traitement capable de guérir une rhinite ou un asthme dus à une allergie aux acariens.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Limitez de préférence l’utilisation du chauffage à 20 °C environ et aérez chaque jour votre intérieur pour faire circuler l’air et ainsi limiter la prolifération des acariens.
    • Un gramme de poussière peut contenir jusqu’à 2 000 acariens, d’où l’importance d’épousseter régulièrement ses meubles. (1)
    • Un passage en machine à 60 °C permet d’éliminer les acariens présents sur les textiles lavables.

    (1) Sciences et Avenir, « 7 choses à savoir sur les acariens », 2015.
    (2) Enquête ALK/OpinionWay, « Allergie aux acariens : 70 % des personnes atteintes renoncent à leurs activités du quotidien », 2017.
  • Comment fonder son association ?

    Comment fonder son association ?

    1 Qu’est-ce qu’une association loi de 1901 ?

    « L’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. » (1)

    La loi de 1901 encadre et garantit le droit de créer une association. Adoptée à l’initiative de Pierre Waldeck-Rousseau, alors ministre de l’Intérieur, elle fixe notamment le caractère obligatoirement non lucratif d’une association, et laisse aux créateurs une grande liberté d’organisation. Toute personne résidant en France peut créer une association loi de 1901. Depuis 2017, les mineurs y ont également droit  (2) : s’ils ont plus de 16 ans, chacun des représentants légaux du mineur doit être informé par l’association. Pour les moins de 16 ans, une autorisation écrite des parents est nécessaire.

    Exception notable : la loi de 1901 ne s’applique pas aux associations ayant leur siège en Alsace (Haut-Rhin, Bas-Rhin) ou en Moselle. Elles sont régies par le droit local, qui leur donne, entre autres, la possibilité de poursuivre un but lucratif.

    42 %

    des associations en France agissent principalement au niveau local comme un immeuble, un quartier ou une ville. (3)

    2 Étape n° 1 : désigner le(s) responsable(s)

    Pour créer une association loi de 1901, il suffit d’être deux. Pour le reste, l’organisation est libre : la loi de 1901 ne spécifie pas quelles instances de gouvernance doivent exister (sauf exceptions pour certains types d’associations, par exemple, les associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique). Vous pouvez donc vous organiser comme vous le souhaitez, avec pour seule obligation de déclarer au moins un représentant légal dans les statuts (voir plus bas).

    Les organes de gouvernance les plus répandus sont :

    • l’assemblée générale : c’est la réunion formelle de l’ensemble des membres de l’association pour décider, par exemple, d’un changement de dirigeant ou de la modification des statuts ;
    • le bureau : il est composé d’un trésorier, d’un secrétaire et d’un président (qui peuvent être la même personne) ;
    • le conseil d’administration : il est généralement chargé de faire appliquer les décisions de l’assemblée générale et de définir les budgets annuels.

    Si vous décidez de doter votre association de ces organes administratifs, vous devez les déclarer dans les statuts, en précisant l’identité des personnes et leur fonction. Vous trouverez tous les détails relatifs à la gouvernance des associations sur le site Service-public.fr.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient de nombreuses associations !

    3 Étape n° 2 : choisir un nom

    Vous avez toute liberté dans le choix du nom de votre association, dans la limite, bien sûr, des restrictions prévues par la loi et du respect du droit de la propriété intellectuelle. Avant de choisir, il faut s’assurer que le nom envisagé n’est pas un nom protégé ou faisant l’objet d’un droit exclusif, ni susceptible de créer une confusion avec le nom d’une personne déjà existante. Pour cela, consultez le site du Journal officiel, la base Sirene de l’INSEE, Infogreffe, l’INPI… et votre moteur de recherche préféré.

    4 Étape n° 3 : rédiger les statuts

    Les statuts sont les documents qui fixent par écrit le cadre de votre association : son nom, son activité (son « objet »), son siège, les membres dirigeants, et ses règles de fonctionnement (rythme des assemblées, modalités d’adhésion, coût des cotisations, etc.). Vous trouverez sur le site du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse un kit complet proposant notamment un modèle commenté de statuts d’association.

    C’est une étape importante car elle va permettre de cadrer légalement l’action de votre association et les rôles de chacun (bureau, adhérents, etc.). Mieux vaut donc prendre le temps d’y réfléchir et de se consulter entre membres responsables. L’idée est que ces statuts conviennent à tout le monde, qu’ils soient suffisamment précis pour être efficaces tout en étant suffisamment larges pour ne pas devoir être révisés trop souvent (c’est le cas notamment pour l’objet de l’association qui cadre ses missions). Notez que vous pouvez rédiger séparément un règlement intérieur subordonné aux statuts : vous pourrez ainsi y détailler un certain nombre de règles sans surcharger les statuts.

    Vous pouvez modifier les statuts à tout moment. C’est même une obligation, si votre association est déclarée en préfecture, en cas par exemple de changement de dirigeant ou d’élargissement de la mission. Tout changement doit être déclaré en préfecture dans un délai de trois mois.

    5 Étape n° 4 : faire la première déclaration

    La déclaration n’est pas obligatoire, mais c’est elle qui dote l’association d’une personnalité morale et juridique. Elle peut donc être utile, voire indispensable, pour recevoir une subvention publique, initier une action en justice ou signer un contrat (bail, contrat avec un fournisseur, etc.). Si l’association n’est pas déclarée, les membres devront conclure les éventuels contrats en leur nom propre et pas au nom de l’association.

    La déclaration initiale peut se faire en ligne, par courrier ou directement auprès du greffe des associations du département où l’association aura son siège social. Il vous faudra dans tous les cas remplir un ou deux formulaires (création et éventuellement liste des personnes) et constituer un dossier intégrant notamment une copie des statuts et d’autres pièces justificatives.

    Une fois la demande enregistrée, l’association est inscrite au Registre national des associations (RNA) et fait l’objet d’une publication au Journal officiel (la demande est intégrée au formulaire de déclaration initiale). Bon à savoir : cette publication est payante en fonction du nombre de caractères de l’annonce (4). La facture est envoyée à l’adresse de gestion de l’association après parution.

    6 Étape n° 5 : identifier et immatriculer votre association

    Si votre association envisage de demander des subventions publiques, d’employer des salariés ou d’exercer une activité qui implique le paiement de la TVA ou de l’impôt sur les sociétés, vous devrez également passer par l’étape de l’identification et de l’immatriculation au Sirene (répertoire de l’INSEE). Vous recevrez alors un numéro de Siren à 9 chiffres, un code APE à 4 chiffres et un numéro de Siret à 14 chiffres. C’est ce Siret qui est important et vous servira au quotidien dans vos démarches.

    Attention, les démarches diffèrent selon la raison pour laquelle vous faites immatriculer votre association :

    Besoin d’aide ?

    Vous souhaitez vous faire aider pour créer votre association ? Le site associations.gouv.fr propose un pas-à-pas simplifié des démarches à suivre, ainsi que des liens utiles vers les formulaires en ligne de déclaration et d’immatriculation. Pour un conseil plus personnalisé, tournez-vous vers des structures spécialisées dans l’accompagnement des associations comme le Carrefour des associations parisiennes ou les maisons des associations présentes dans de très nombreuses communes, même petites. Ces maisons peuvent non seulement héberger votre association, mais vous y trouverez aussi des interlocuteurs susceptibles de vous accompagner dans votre projet. Renseignez-vous sur Internet ou auprès de la mairie de votre domicile. Enfin, il existe plus de 1 000 PAVA (Points d’appui à la vie associative) répartis sur l’ensemble du territoire français, auprès desquels vous pourrez également trouver conseil.

    L’Essentiel de l’article

    • Toute personne résidant en France, y compris un mineur (sous certaines conditions), peut créer une association loi de 1901.
    • La seule démarche obligatoire est celle de la rédaction des statuts.
    • La première déclaration et l’immatriculation ne sont obligatoires que dans certains cas.
    • Les associations dont le siège est situé en Alsace-Moselle sont régies par le droit local.
    (1) Légifrance, loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association.
    (2) Légifrance, loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association – Article 2 bis.
    (3) INSEE, Neuf associations sur 10 fonctionnent sans salariés, 2014.
    (4) Tarifs non assujettis à la TVA applicables à compter du 1er janvier 2019 conformément à l’arrêté du 20 novembre 2018.
     
  • Comment choisir un chauffage d’appoint électrique ?

    Comment choisir un chauffage d’appoint électrique ?

    Avant de vous lancer dans les recherches, sachez que le chauffage d’appoint n’est pas une solution pérenne : comme son nom l’indique, il s’agit d’une option occasionnelle. En effet, la première question à vous poser quant à la température dans votre logement est de savoir si le manque de chaleur est avéré et durable. Si tel est le cas, cela peut être le signe d’une mauvaise isolation de votre logement. Le chauffage d’appoint ne réglera pas le problème. Il faudra alors vous tourner vers un expert pour établir un diagnostic et envisager les solutions durables adaptées à la configuration de votre logement.

    Le saviez-vous ? Le port d’un pull permettrait de limiter le chauffage d’un degré.

    67 %

    C’est la part du chauffage dans la consommation énergétique des foyers français. (1)

    En revanche, si la sensation de froid est occasionnelle ou si vous faites face à une situation exceptionnelle, l’utilisation d’un chauffage d’appoint peut être une option. Par exemple : vous vivez dans une grande maison de plusieurs étages et vous ne chauffez que ceux où vous habitez. Vous recevez des invités qui logent dans une chambre au dernier étage : vous optez alors pour une solution de chauffage d’appoint afin de ne pas chauffer inutilement les autres pièces de l’étage concerné.

    Attention, l’utilisation d’un chauffage d’appoint requiert le respect de consignes de sécurité et implique souvent une forte consommation d’énergie. Veillez à bien avoir cela en tête au moment de faire votre choix.

    31 %

    C’est la part du chauffage électrique en France. (1)

    Les radiateurs électriques d’appoint sont les plus faciles à utiliser. Un simple branchement sur une prise de courant, et c’est parti ! Malgré de nets progrès, leur praticité ne doit pas vous faire oublier qu’ils vont peser sur votre consommation d’électricité qui reste une énergie chère pour le chauffage (2) (en moyenne 0,15 euros/kWh). Ils sont donc plutôt à réserver pour des petites surfaces. De plus, pour plus de sécurité, choisissez des modèles possédant la norme NF électricité.

    À savoir

    Il est vivement déconseillé d’utiliser des chauffages d’appoint au gaz, considérés comme dangereux à cause des risques d’incendie et d’émanations toxiques.

    1 Le radiateur soufflant mobile

    De petite taille et léger, il se transporte facilement d’une pièce à une autre. Sur la plupart des modèles, un « limiteur thermique de sécurité » arrête l’appareil en cas de surchauffe. Il existe également des versions céramiques, plus lourdes, qui emmagasinent la chaleur et la restituent une fois le radiateur éteint pour un effet chauffant prolongé.

    Inconvénient ? Il est bruyant, et l’effet soufflant n’est pas forcément agréable. Il est également cher à l’utilisation, car il doit consommer de quoi chauffer sa résistance, mais aussi de quoi activer la soufflerie. Du coup, on le réserve généralement aux petites pièces (moins de 10 m2) où l’on ne reste pas longtemps : c’est donc le radiateur d’appoint de salle de bains par excellence ! Attention à le placer loin de la baignoire ou de la douche pour éviter les risques d’éclaboussure.

    2 Le radiateur bain d’huile

    La plus économique des solutions électriques du fait d’un coût d’achat raisonnable (environ de 40 à 150 euros selon les modèles) et de son fonctionnement par inertie : la montée en température prend du temps, mais il reste chaud un long moment après son extinction grâce à l’huile stockée dans sa structure. Il procure donc une chaleur douce et diffuse agréable. Ses parois étant très chaudes, attention aux risques de brûlure : tenez-le éloignés des enfants, des meubles et tissus (rideaux) et ne le couvrez pas.

    En fonction de la puissance choisie (comptez environ 1 500 W pour 10-15 m2 et 2 000 à 2 500 W pour 25 m2), le radiateur bain d’huile conviendra parfaitement pour le chauffage d’appoint des pièces à vivre et des chambres.

    3 Le convecteur mobile

    Comme son nom l’indique, son fonctionnement repose sur le principe de la convection : l’air ambiant aspiré monte en température au contact d’une résistance électrique avant de s’échapper par le haut. Il chauffe rapidement, et de manière localisée. C’est le radiateur idéal pour les petites surfaces (une petite chambre ou un bureau, par exemple, de moins de 10-12 m2), même s’il se montre toujours gourmand en électricité.

    4 Le radiateur rayonnant mobile

    La chaleur est produite par rayonnement infrarouge et circule au travers d’une façade ajourée. Le rayonnement est horizontal, ce qui veut dire que pour ressentir la chaleur il faut être placé dans le champ de rayonnement du radiateur. Son principal avantage est son faible coût d’achat (environ 60 euros pour un modèle de 2 000 W, comptez 100 W pour chauffer 1 m2).

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    L’Essentiel de l’article

    • Les radiateurs électriques sont faciles d’utilisation, mais énergivores.

    (1) ADEME, Le chauffage électrique, 2019
    (2) ADEME, « Se chauffer mieux et moins cher », 2017.
  • Le bonus écologique : une prime pour les voitures propres

    1 Qu’est-ce que le bonus écologique ?

    Le bonus écologique (autrefois appelé le bonus-malus) encourage les particuliers à l’achat de véhicules à empreinte carbone peu élevée. Le critère retenu pour le niveau de pollution est le taux d’émission de CO2, qui est un puissant gaz à effet de serre.

    L’objectif affiché : favoriser la mobilité propre pour limiter la pollution de l’air ainsi que l’utilisation d’énergies fossiles.

    À noter : depuis 2018, les véhicules hybrides rechargeables n’y sont plus éligibles.

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    93.5 g de CO2 par kilomètre parcouru

    En février 2024, les émissions moyennes de CO2 des voitures neuves étaient en baisse, à 93,5 g/km contre 94,4 g/km en janvier 2024.*

    2 Qui peut bénéficier du bonus écologique ?

    Pour bénéficier de cette aide, votre véhicule et vous devez remplir de nombreuses conditions. Parmi elles :

    – vous devez être majeur et domicilié en France

    – votre véhicule doit :

    • être neuf et immatriculé en France
    • acheté (coût inférieur ou égal à 47 000 € TTC) ou loué (avec un contrat d’une durée de 2 ans ou plus)
    • avoir comme source d’énergie : l’électricitél’hydrogène ou une combinaison des 2

    Depuis le 10 octobre 2023, les voitures particulières doivent répondre à un score environnemental minimal. Pour savoir si votre véhicule est éligible, rendez-vous sur le site de l’Ademe.

     

    3 Bonus écologique : quel montant ?

    Les modalités ont changé en février 2024. Désormais le montant de l’aide à l’acquisition d’un véhicule dit propre est fixé à 27 % du coût d’acquisition TTC. Il existe également des plafonnement à ce bonus en fonction des revenus et du type de véhicule (voiture particulière, camionnette, deux-roues…). 

     
    (1) Le bonus s’applique pour les contrats de location d’une durée supérieure ou égale à deux ans – article D251-1, code de l’Énergie
    * https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/motorisations-des-vehicules-legers-neufs-emissions-de-co2-et-bonus-ecologique-fevrier-2024
  • Transition énergétique et rénovation écologique avec l’association Écorce

    Transition énergétique et rénovation écologique avec l’association Écorce

    1 En quoi consiste l’action d’Écorce ?

    Lael Delort : L’association Écorce a été fondée en 2005 par des particuliers qui cherchaient à mutualiser leurs connaissances et à se former aux méthodes d’autoconstruction écologique pour leur maison. La construction écologique privilégie d’une part des matériaux bio, d’origine locale. Elle fait aussi appel à des techniques de construction qui consomment peu d’énergies fossiles et sont les moins nocives possible pour l’environnement, les personnes qui travaillent sur le chantier et les habitants de la maison par la suite.

    Nous organisons des visites de constructions écologiques, et des soirées mensuelles d’information autour de thèmes comme l’isolation, le photovoltaïque, les matériaux bio (plâtre, terre-paille), l’assainissement écologique, la géobiologie, etc. Nous avons aussi des formations courtes (de 70 à 210 €/jour) de 2 à 5 jours sur des techniques précises : les enduits, la construction paille, les murs en pierres sèches, la charpente, etc. Ces formations se déroulent sur des chantiers pédagogiques en conditions réelles, avec un encadrement poussé pour acquérir le geste. Nous avons également une activité de conseil juridique et technique auprès des propriétaires qui ont un projet de rénovation ou de construction. Nous ne nous substituons pas au métier d’architecte puisque nous ne travaillons pas sur plan et ne faisons pas de maîtrise d’œuvre : nous conseillons les adhérents en début de projet et les orientons ensuite vers les bons professionnels.

    Nous avons trois types de publics : historiquement, des particuliers très investis dans le champ de la rénovation et de l’écologie, et puis petit à petit des professionnels et artisans nous ont rejoints. Nous avons aujourd’hui 120 adhérents particuliers et une trentaine de professionnels (artisans, maîtres d’œuvre, thermiciens ou architectes principalement). Depuis 2014, nous cherchons aussi à impliquer aussi les publics précaires, car c’est une priorité en Ariège.

    5 millions

    de personnes en France sont concernées par la précarité énergétique.*

    2 Pourquoi la rénovation écologique et énergétique est-elle une question prioritaire en Ariège ?

    L. D. : Le département est particulièrement frappé par la pauvreté et le parc de logements est vétuste (1), en ville comme en milieu rural. Il y a énormément de « passoires énergétiques », mais les personnes qui y vivent n’ont bien souvent ni les moyens ni le réflexe d’envisager des travaux d’amélioration thermique. Il y a un vrai besoin d’information et d’accompagnement auquel tente de répondre Écorce.

    3 En quoi des subventions comme celles de la Fondation Macif peuvent-elles aider dans cette mission de solidarité ?

    L. D. : Pour sensibiliser et aider ces publics précaires, nous avons lancé en 2014 un programme baptisé Favoriser l’accès à l’habitat individuel et collectif en écoconstruction destiné aux personnes à faibles revenus. Ce programme a été cofinancé par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, la Fondation de France et l’Archipel des utopies, ce qui a permis l’embauche d’un technicien dédié à ce projet. Cette personne a reçu plusieurs propriétaires occupants à faible revenus pour étudier avec eux leurs besoins en termes de rénovation énergétique. Il s’agissait d’un programme d’auto-réhabilitation accompagnée (ARA) : les propriétaires sont conseillés sur les techniques et matériaux existants, sur les rénovations à mener dans leur logement, on leur propose également un soutien technique, documentaire et logistique (outils, répertoire d’artisans partenaires, etc.), accès aux aides et subventions pour travaux énergétiques, etc. Ensuite, ils effectuent eux-mêmes les travaux ou les font faire par un artisan.

    500 000

    C’est le nombre de logements qui sont rénovés dans les ans dans le cadre du Plan de rénovation énergétique des bâtiments.**

    4 Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre mission de promotion de la rénovation énergétique écologique ?

    L. D. : Malgré les besoins constatés dans le département, nous avons encore du mal susciter l’adhésion d’organismes comme l’Anah (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat, qui finance des travaux de réhabilitation énergétique). Nos métiers sont encore émergents, et nous devons donc encore faire la pédagogie de leur utilité tant sociale qu’environnementale. Au niveau national, la FEDAC (FEDération des ACcompagnateurs à l’autoproduction et à l’entraide dans le bâtiment) travaille là-dessus, pour donner un cadre juridique et assurantiel plus formel aux opérateurs d’ARA (autoréhabilitation accompagnée).

    De ce fait, l’antenne locale de l’Anah n’a encore jamais financé de projet d’ARA, contrairement à ce qui se fait dans d’autres régions. Et malheureusement, comme nous nous adressons à des personnes à faibles revenus, la plupart des projets envisagés n’ont pas pu être réalisés pour le moment faute de financements.

    5 Comment pouvez-vous surmonter ces difficultés ?

    L. D. : Pour nous faire connaître, nous avons décidé fin 2017 de créer une série d’ateliers dans les quartiers prioritaires politiques de la ville (2) à Pamiers, Foix et Lavelanet : peinture naturelle, bricolage et entretien des logements, fabrication de produits d’entretien écologiques, etc. Ça a permis à l’association d’émerger peu à peu auprès des bailleurs sociaux et partenaires publics potentiels comme la Caisse d’allocations familiales (CAF), les maisons des jeunes et de la culture (MJC), les centres sociaux… Nous devrions recevoir prochainement un financement de la Fondation de France pour deux projets d’ARA, un en ville et un en milieu rural. Nous espérons que ces deux chantiers expérimentaux vont enfin permettre de valider notre démarche et qu’ils seront les premiers d’une longue série ! Le but étant de convaincre l’Anah du bien-fondé du projet Écorce afin que l’agence puisse déclencher les aides pour les propriétaires souhaitant réhabiliter leur logement. Rappelons qu’en Ariège, plus de la moitié des habitants sont éligibles aux HLM, et que l’habitat urbain comme rural est en très mauvais état. Il y a donc urgence, et de nouveaux financements seront nécessaires pour concrétiser nos prochains projets.

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    Organisme prêteur : Socram Banque.
    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)

     

    L’Essentiel de l’article

    • Écorce est une association ariégeoise de promotion de la rénovation écologique des logements.
    • Elle accompagne les propriétaires engagés dans une démarche d’autoréhabilitation.
    • Écorce développe son activité vers les publics précaires en milieux urbains et ruraux.

    (1) Avec un taux de pauvreté de 18,5 % en 2015 * (soit 4 points de plus que la moyenne nationale **), un taux de chômage de 16,1 % * (6 points de plus que la moyenne française ***) et un parc immobilier vétuste, l’Ariège est particulièrement touché par la pauvreté et le mal-logement.
    * Insee, « Comparateur de territoire – Département de l’Ariège (09) », 2018
    ** Insee, « Les niveaux de vie en 2015 », 2017
    *** Insee, « Hausse du taux de chômage au troisième trimestre 2015 », 2015
    (2) QPV : quartiers défavorisés faisant l’objet de programmes de réhabilitation urbaine, économique et sociale.